Historiquement le Livret A était le monopole de la Banque postale, de la caisse d'épargne et du crédit mutuel. Il a été créé en 1818, date de création de la caisse d'épargne grâce à l'initiative de Benjamin Delessert sous Louis XVIII pour que les particuliers puissent financer l'Etat.
Récemment, suite à l'adoption des normes européennes en matière de libre concurrence, l'Etat a du autoriser l'ensemble des établissements financiers à pouvoir proposer ce type de placement.
Le Livret A demeure ce qu'il est depuis sa création, un moyen pour l'état d'obtenir un financement à un coût moindre. Le livret A représente actuellement une dette de l'Etat envers ses détenteurs de plus de 140 milliards d'euros. Cette dette n'est pas directement détenue par l'état mais par la Caisse des dépôts et consignation qui utilise ce capital pour financer ses projets immobiliers, notamment pour financer la construction d'un parc social à moindre coût. La rémunération de ce prêt est de 1,25% + un taux de rémunération pour la banque ou est détenue le livret. En effet les banques françaises obtiennent en échange de cette collecte une rémunération qui est compris entre 1,1% à 1,3% en fonction des établissements bancaires. Soit le taux du livret A pour le particulier et une rémunération moyenne de 1,22% pour les établissements bancaires (dont une partie est repris par le biais des impôts sur les sociétés). Le livret A coûte donc actuellement 1,25% + 1,22% soit 2,47% (contre 3,5% pour l'OAT 10ans)
Afin de pouvoir rémunérer les détenteurs de ce livret tout en finançant ses projets, la caisse des dépôts et consignation investit une partie de ces sommes sur les marchés financiers. 10% des sommes sont placées sur des actions, 60% sur des obligations d'état (autofinancement de la dette), le reste sur du monétaire à court terme.
De ce fait l'intérêt de l'état est de maintenir un taux de rémunération supérieur aux livrets bancaires classiques pour se financer mais aussi de ne pas rémunérer trop ce placement pour obtenir un financement peu couteux.