Les conséquences de la hausse des taux
directeurs sur le crédit…
Le 7 avril dernier, la BCE a augmenté son taux de
refinancement, véritable baromètre du coût du crédit, alors que celui-ci était
bloqué à son niveau planché depuis 2009. Celui-ci est alors passé de 1% à 1,25%,
soit une hausse de 0,25 points de base.
Cette
décision, motivée par les pressions inflationnistes, va continuer à faire
frémir les taux de crédits qui avaient commencés à remonter fin 2010 alors
qu'ils avaient atteints des niveaux historiquement bas depuis mai 2009.
L'augmentation des taux directeurs impacte ainsi le
coût des crédits, aussi bien à taux fixes qu'à taux révisables, entrainant la
réticence des emprunteurs potentiels
La
frilosité de ces derniers est d'autant plus importante que les économistes ont
estimé, suite aux déclarations de Jean-Claude Trichet lors d'une conférence de
presse le 9 juin, qu'une nouvelle hausse était à prévoir en juillet.
Mais, si l'époque bénie des taux d'intérêts
-historiquement bas depuis mai 2009- semble aujourd'hui enterrée, les
emprunteurs ne doivent pas pour autant renoncer à leurs projets.
En
effet, selon l'Institut du Patrimoine, l'important est de choisir un crédit
adapté à ses objectifs et à sa situation et, surtout, de s'informer quant aux
conditions de l'emprunt.
De plus, si les taux de crédits sont aujourd'hui moins
avantageux qu'ils ne l'ont été auparavant, ils demeurent très raisonnables.
Comme le précise Stéphane Peltier, co-fondateur de l'Institut du Patrimoine, «
il est encore temps d'emprunter car les taux restent aujourd'hui bas, comparés
à ce qu'ils étaient fin 2008, lorsqu'ils ont passé la barre des 5% ».
L'Institut du Patrimoine estime ainsi qu'il est plus avantageux d'emprunter à
taux fixes, plus sûrs en cette période.
Mais,
alors que les taux fixes représentent 90% des prêts immobiliers, la hausse des
taux directeurs aura certainement pour effet d'exclure du marché des candidats
à la propriété, qui verront leur solvabilité diminuer et avec elle, leur
pouvoir d'achat.
L'accès au crédit devenant de plus en plus difficile,
la demande immobilière risque de baisser, entraînant à terme une révision des
prix à la baisse, alors que ceux-ci était en constante augmentation depuis
plusieurs années. Et, le crédit étant plus cher, les ménages comme les
entreprises auront tendance à placer leur argent au lieu d'emprunter pour
investir.
Avec
un taux fixe, aucune surprise :
·
L'emprunteur connaît dès le départ le
taux du crédit et son coût
·
La mensualité est identique durant toute
la durée du prêt
Avec
un taux révisable :
·
L'emprunteur bénéficie des baisses ou
subit les hausses des taux
·
Les révisions de taux modifient le montant
des mensualités ou la durée du crédit.