Le
dispositif Scellier, toujours avantageux…
Face à un déficit de logements, l'Etat a
instauré des lois en faveur des placements immobiliers, permettant à tout
contribuable d'être un acteur économique et, en parallèle, de bénéficier
d'avantages fiscaux.
En 2009 a ainsi été mis en place le
dispositif de la loi Scellier, offrant des réductions d'impôt plus avantageuses
qu'auparavant pour les investisseurs de biens immobiliers neufs destinés à la
location.
Mais, cette défiscalisation avantageuse a été quelque
peu entamée cette année, et risque bien de l'être à nouveau. En effet, après avoir
constaté une importante disparité des loyers au sein d'une même zone, le
gouvernement a décidé de revoir à la baisse les plafonds de loyers.
Ainsi une diminution des plafonds, comprise entre 14
et 26 % selon les zones s'applique aux logements dont la demande de permis de
construire a été déposée à compter du 1er janvier 2011.
Toutefois, selon l'Institut du
Patrimoine, bien que le dispositif Scellier soit aujourd'hui moins attractif,
l'immobilier locatif neuf demeure un placement rentable et intéressant, En
effet, comme le précise Stéphane Peltier, co-fondateur du groupe, « 2009 et
2010 mis à part, il n'y a pas eu de dispositif aussi attractif fiscalement que
la Scellier 2011 depuis les années 70!».
Un placement immobilier est un
investissement financier à long terme offrant, outre les avantages fiscaux, un
rendement non négligeable, permettant aux investisseurs d'épargner en vue de
leur retraite et de se constituer, au fil des années, un patrimoine important.
D'autant que, la demande de logements dans certaines
régions ne cesse de croître-notamment dans Paris et sa banlieue-, entraînant le
prix des loyers à la hausse (bien que les plafonds ne doivent pas être
dépassés) et assurant surtout aux investisseurs de trouver des locataires.
Mais, pour bénéficier des avantages de
l'investissement locatif, il est nécessaire d'observer quelques règles de
prudence avant de se lancer. En effet, si l'investissement dans l'immobilier
locatif s'avère être une stratégie payante, elle peut aussi présenter de
nombreux risques si des choix imprudents sont effectués.
En effet, les investisseurs ne regardent souvent que
le coût à court terme, négligeant la rentabilité à long terme. Ainsi, investir
dans un bien plus coûteux qu'un autre -et donc, allouer une somme plus
importante- ne signifie pas que l'opération sera moins rentable car, les
revenus supplémentaires générés sur le long terme dépasseront la différence
préalable.
Il peut en effet être préférable
d'investir plus d'argent au départ afin d'en gagner plus par la suite car, « la
décision d'investir ne doit pas se baser uniquement sur un chiffre : elle doit
prendre en compte divers éléments, sur le long terme», rappelle Stéphane
Peltier.
Ce dernier fait ainsi remarquer que « faire un petit
investissement dans une petite ville par crainte de perdre de l'argent est la
meilleure façon d'être déçu. Il faut prêter attention aux garanties locatives
de vacances et de carence qui peuvent faire oublier de valider la qualité
économique et démographique d'un emplacement».
Afin de permettre à ses clients de faire
l'investissement locatif le plus rentable possible, l'Institut du Patrimoine
sélectionne sur l'ensemble des offres du marché les offres de qualité et
identifie ainsi celles ayant le plus fort potentiel. Ces présélections sont
ensuite « passées au crible » par les conseillers, selon « dix points de
contrôle obligatoires ».
Les
10 points de contrôle obligatoires
Gestion
:
1. Identification du gestionnaire
Prix/Loyer
:
2. Analyse de la concurrence
3. Analyse locative détaillée
4. Alignement des loyers sur le marché local.
Comité
:
5. Validation des opérations immobilières par un
comité d'experts.
Emplacement
:
6. Validation terrain et environnement
7. Consultation des services de l'urbanisme
8. Etude du marché économique (démographie, pôles
d'activités, perspectives)
9. Validation de la desserte
Promoteur
:
10. Identification du promoteur
En outre, l'avantage fiscal peut être
remis en cause si l'opération n'est pas réalisée de façon rigoureuse,
c'est-à-dire si elle ne respecte pas les conditions dans lesquelles la
défiscalisation s'applique.
Ainsi, pour conserver l'avantage fiscal, le bien ne
doit pas être vacant plus de douze mois de suite. De même, la rentabilité peut
s'avérer problématique si le bien se situe dans un quartier délaissé, mal
desservi, où l'offre locative est supérieure à la demande ou encore si le
montant du loyer escompté a fait l'objet, au départ, d'une surévaluation. Et,
face au manque de demande locative, les investisseurs sont contraints de
baisser le prix des loyers, entamant davantage la rentabilité de leur
investissement.
Le dispositif Scellier demeure donc
avantageux, à condition de faire le bon choix. En effet, pour bénéficier de ses
atouts et obtenir une rentabilité maximum, il est nécessaire de faire appel à
des conseillers spécialisés, capables de dénicher les meilleures opportunités.
Face au succès du régime Scellier, qui
ne se dément pas depuis sa mise en place au 1er janvier 2009, les autorités ont
adopté des dispositions quasi similaires à celui-ci. Ainsi, une loi Scellier Outre-Mer et une loi Scellier LMNP ont été instaurées pour les logements situés
dans les DOM-TOM et les résidences gérées.
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